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Nouvelle publication sur les expériences de discrimination perçues dans les communautés canadiennes dans un contexte COVID-19.

« Socio-cultural correlates of self-reported experiences of discrimination related to COVID-19 in a culturally diverse sample of Canadian adults »  est une nouvelle publication des boursières postdoctorales Diana Miconi et Rochelle Founfelker de l’Université McGill  et des co-auteurs Zhi Yin Li de l’Université McGill, Cécile Rousseau collaboratrice du Projet Someone, ainsi que le directeur, Vivek Venkatesh, dans l’International Journal of Intercultural Relations (mars 2021).

Lisez ou téléchargez l’article ici.

Demi-journée virtuelle sur la pandémie et les polarisations sociales

Vivek Venkatesh, le directeur de Projet Someone, prendra la parole lors d’une demi-journée virtuelle intitulée La pandémie et les polarisations sociales : points de vue et perceptions des établissements d’éducation, où il discutera des projets PROFILAGE et Paysage de l’espoir. Cécile Rousseau, collaboratrice de Projet Someone, et Diana Miconi, stagiaire postdoctorale, y participeront également.

Cet événement, présenté par l’Équipe RAPS et organisé en collaboration avec l’Institut Universitaire SHERPAla Chaire UNESCO-PREV et Éducation Québec, aura lieu le 13 avril 2021 de 13 h à 16 h 30.

« La littérature souligne le rôle central des milieux de l’éducation dans la prévention, mais comment doit-on penser cette prévention dans le contexte spécifique du Québec ? Comment prévenir les polarisations sociales, en tenant compte de notre histoire, des enjeux sociaux actuels et des ressources du milieu ? Comment faire face à l’accélération de certaines tensions en contexte de pandémie ? »

Voir le programme.

S’inscrire (gratuitement).

Prochain atelier sur l’évaluation des pratiques de prévention de l’extrémisme violent

L’atelier de travail Évaluer nos pratiques d’évaluation en prévention de l’extrémisme violent: Comment faire? réalisé par la Chaire Unesco-PREV en collaboration avec RAPS se tiendra la semaine prochaine, jeudi le 25 février de 13h à 16h.

Il reste encore quelques places pour y assister. Pour vous inscrire, veuillez écrire à: catherine.montmagny.grenier.ccomtl@ssss.gouv.qc.ca 

Prochaine table ronde sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) dans un contexte universitaire post-pandémique

Photo: Adrien Olichon – Burst

La Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia offrira aux professeurs, au personnel et aux assistants d’enseignement une série d’ateliers comprenant une table ronde sur l’enseignement inclusif, la liberté de l’enseignement et les hiérarchies du savoir dans la salle de classe, animée par Vivek Venkatesh, avec la participation de Dave Waddington, Jason Selman et Deanna Smith.

Date : le 24 mars 2021

Heure : 13 h à 14 h 30

L’inscription à cet événement en ligne gratuit est ouverte à la communauté de l’université Concordia en cliquant ici.

Plus d’informations sur cet événement.

Nouveau financement pour élargir l’initiative Paysage de l’espoir

Photo: Alessandro Belleli

L’initiative Paysage de l’espoir de l’Université Concordia a reçu un financement substantiel des Fonds de recherche du Québec (FRQ), de Patrimoine canadien et de la Fondation Michaëlle Jean. Cela permettra à l’équipe transdisciplinaire de continuer à travailler avec les communautés marginalisées, y compris les jeunes noirs et racialisés, grâce à des ateliers, la création d’installations et d’événements performatifs à Montréal et dans les environs et à Chicoutimi, Québec, où l’accent sera mis sur les partenaires communautaires autochtones.

En savoir plus ici.

Projet SOMEONE à la recherche d’un boursier postdoctoral

Photo: Alessandro Belleli

Le Projet SOMEONE, en partenariat avec la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, est à la recherche du candidat (e) idéal (e) pour lui attribuer une prestigieuse bourse postdoctorale Horizon d’une période de deux ans et d’une valeur de plus de 50 000 $ par année.  

Le titulaire de la bourse bénéficiera d’un environnement de recherche stimulant et collaboratif au sein du Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de Concordia, et son travail se concentrera sur Paysage de l’espoir, un projet pancanadien interdisciplinaire et multipartite qui s’attaque aux maux sociaux croissants associés aux comportements discriminatoires, préjudiciables, xénophobes et haineux perpétrés sur les médias sociaux.  

Le projet vise à engager les jeunes dans un dialogue pluraliste grâce à des analyses innovantes des médias sociaux, des ateliers soutenant les indicateurs clés de la santé mentale, une production multimédia collaborative, des installations artistiques basées sur la pratique et des événements performatifs.   

Le programme de recherche Horizon étudiera les pratiques interdisciplinaires innovantes pour renforcer la résilience à la cyberpression en se concentrant sur trois domaines :  

  • Les conditions sociodémographiques et contextuelles qui ont un impact sur les expériences et les perceptions des jeunes marginalisés de la discrimination à une époque de polarisation et d’incertitude 
  • La relation entre les variables psychologiques, de santé mentale et sociale qui influe sur l’utilisation d’Internet par les jeunes, les perceptions de la propagation de la désinformation, les niveaux de pensée critique, les marqueurs de la littératie numérique 
  • Compétences en production de médias créatifs qui transcendent les offres actuelles des applications de médias sociaux populaires (par exemple, les filtres Instagram) et leur rôle pour aider les participants à négocier des sujets difficiles tels que la haine, les préjugés, la peur et l’espoir, et à articuler des formes d’identité différentes et plus prometteuses 

En savoir plus sur Paysage de l’espoir et visionner des événements passés: 

Première Canadienne – février 2019  

Atelier avec les jeunes à Montréal – juillet 2019   

Performance à l’église St Jax – octobre 2019  

En savoir davantage sur les avantages, les qualifications universitaires requises et le processus de soumission.  

Vivek Venkatesh participera au IIIe Congrès Mondial de Transdisciplinarité

Dans le cadre du prochain IIIe Congrès mondial de transdisciplinarité (2-6 novembre 2021) à Mexico. Le directeur du Projet Someone, Vivek Venkatesh, participera au symposium virtuel Transviolence : les raisons transdisciplinaires de vaincre la violence le vendredi 29 janvier 2021 à 11 h (HNE) où il y présentera « Pédagogie sociale pour renforcer la résilience contre le discours de haine : prévention primaire de radicalisation à l’extrémisme violent ».

Suivez la conférence virtuelle via YouTube.

Une nouvelle recherche examine les perceptions d’anciens extrémistes sur le rôle de l’éducation dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents

Dans l’article suivant, Ramya Panchachara, assistante de recherche du Projet Someone (photo ci-dessus), discute de son travail sur les perceptions des anciens extrémistes sur le rôle de l’éducation dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Par Ramya Panchachara

Quand on entend le terme extrémiste, on pense souvent à des groupes radicaux éloignés. Pourtant, nous vivons l’extrémisme dans nos propres communautés. Bien que souvent négligés, les extrémistes de droite au Canada ont eu des effets durables sur le développement social.

Au cours de l’été, j’ai eu l’occasion de travailler en tant qu’assistante de recherche avec le projet SOMEONE aux côtés des Drs Maxime Bérubé, Vivek Venkatesh, Méi-Ra St-Laurent et Olivier Arvisais. Là, j’ai pu explorer davantage les perceptions d’anciens extrémistes sur les stratégies de prévention et le radicalisme en général. Plus précisément, la recherche s’est concentrée sur une meilleure compréhension du rôle de la pédagogie et de l’éducation dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents du point de vue des anciens extrémistes. Ma tâche au sein de l’équipe de recherche était d’analyser les études sur les approches pédagogiques pour prévenir le radicalisme et l’extrémisme chez les jeunes.

De plus, j’ai examiné ces notions en analysant les données recueillies à partir de dix entretiens ouverts avec d’anciens extrémistes de droite. Fondée sur leurs expériences vécues et leurs croyances, l’étude en cours vise à explorer les perceptions des anciens extrémistes sur le rôle de l’éducation et de la pédagogie dans la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent. L’étude des données recueillies à partir de ces entretiens a révélé quatre thèmes primordiaux liés au rôle de l’éducation à différentes étapes de leurs vies. Ceux-ci comprenaient l’éducation, le processus de radicalisation, le processus de redirection et la post-radicalisation.

L’éducation joue un rôle important en guidant les jeunes et les adolescents dans les structures formelles et informelles. L’éducation formelle fait référence à la notion d’apprentissage organisé. Dans les établissements d’enseignement, les jeunes et les jeunes adultes suivent des programmes structurés. En revanche, l’éducation informelle fait référence à l’apprentissage par le biais d’activités et d’intérêts de l’individu et de tiers tels que les amis et la famille. Les données recueillies à partir des entretiens ont montré que de nombreux anciens extrémistes ont identifié les différents impacts de l’éducation formelle et informelle tout au long des quatre étapes. Par exemple, l’éducation informelle à travers la participation communautaire et des groupes sociaux a joué un grand rôle dans le processus de réorientation de plusieurs de ces individus.

L’avancement du projet démontre la nécessité de continuer à étudier le développement de programmes pédagogiques pratiques axés sur la prévention de la radicalisation chez les jeunes. Les stratégies de prévention les plus efficaces sont d’encourager la diversité, de permettre un dialogue ouvert et de promouvoir l’inclusion.

Entrevues et perspectives lors des Journées Euro-Méditerranéennes

Les entretiens suivants ont été réalisés en décembre 2019 aux Journées Euro-Méditerranéennes par Rawda Harb et Vivek Venkatesh de Project Someone. L’événement de deux jours, à Rabat, au Maroc, a été organisé par les membres de la Chaire UNESCO pour la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents.

L’événement visait à impliquer les femmes et les jeunes dans les conversations et les ateliers sur la violence et la radicalisation, car ils sont souvent les survivants de tels actes. De plus, la myriade de rôles des femmes et des jeunes dans la prévention de la violence et la radicalisation, l’amélioration de la pensée critique et le renforcement de la résilience sont cruciaux pour tout progrès futur dans ces domaines.

Les 12 participants sont des chercheurs, de jeunes étudiants ou des professionnels qui ont donné un aperçu de leur travail, de leurs passions et de leurs attentes de l’événement. Les entretiens se sont déroulés dans la langue de choix des participants (arabe, anglais ou français) et ont ensuite été traduits dans les autres langues officielles.

Vous pouvez accéder aux vidéos dans les 3 langues sur notre chaîne Vimeo ou visionner les entrevues avec les différents participants sous-titrées en français ci-dessous:

Aabir Jbara – Étudiante

Abdelwahed Mekki-Berrada – Professeur, Université de Laval

Amadou Diawara – Président de l’Université Virtuel de Mali

Ayoub Otmani – Étudiant, Meknès

Bouthayna Akkouh – Étudiante, Université Mohammed V, Rabat, Maroc

Chafia Djouadi – Ambassadrice de la paix pour l’Union Africaine, Responsable de projets – Université de Toulouse II

Lina Zeraouli – Étudiante – Université Mohammed V, Rabat, Maroc

Loubna Assabbab – Attachée aux affaires publiques, éducatives et culturelles du Bureau du Québec à Rabat

Moustapha Berrou – Alumni HOMERe France et Président, MEC (Mauritanian Engineering Community)

Noor Fassi – Étudiante, ENSA, Fez, Maroc

Oumaimah Ninich – Étudiante et activiste, MasterPeace, Maroc

Séraphin Alava – Professeur, Université Toulouse II Jean Jaurès, Membre de la Chaire Unesco PREV

Nouvelle étude sur les disparités ethnoculturelles en matière de santé mentale pendant la pandémie COVID-19

Image: Alissa Eckert / CDC ; Dan Higgins, MAMS

Un groupe de chercheurs canadiens, comprenant des membres du CEAP et des collaborateurs du Projet Someone, a récemment publié une étude canadienne qui explore l’association entre les facteurs de risque propres à une pandémie et la santé mentale des populations minoritaires.

Les chercheurs de l’étude intitulée « Ethno-cultural disparities in mental health during the COVID-19 pandemic: a cross-sectional study on the impact of exposure to the virus and COVID-19-related discrimination and stigma on mental health across ethno-cultural groups in Quebec (Canada) » [Disparités ethnoculturelles en santé mentale pendant la pandémie de COVID-19 : une étude transversale sur l’impact de l’exposition au virus et de la discrimination et de la stigmatisation liées à la COVID-19 sur la santé mentale dans les groupes ethnoculturels au Québec (Canada)] par Diana Miconi, Zhi Yin Li, Rochelle L. Frounfelker, Tara Santavicca, Jude Mary Cénat, Vivek Venkatesh et Cécile Rousseau ont examiné les inégalités socioculturelles en santé mentale liées à la COVID-19 dans le contexte canadien.

Les résultats suggèrent que « des facteurs de risque associés à la COVID-19, y compris l’exposition, la discrimination et la stigmatisation, représentent un danger pour la santé mentale », en particulier « chez la communauté noire ». De plus, les chercheurs ont signalé « un besoin urgent pour les autorités de la santé publique et les professionnels de la santé de plaider contre la discrimination des minorités racialisées et de veiller à ce que les services de santé mentale soient accessibles et respectueux des différences culturelles pendant et après la pandémie ».

Une récente subvention de l’Initiative interdisciplinaire de McGill en infection et immunité (MI4) a financé l’étude.

Vous pouvez lire ou télécharger l’étude en libre accès (en anglais seulement) ici.