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Le directeur Vivek Venkatesh parle de la violence alimentée par la pandémie sur Radio Noon Quebec with Shawn Apel

Radio Noon with Shawn ApelLe directeur du CEAP, Vivek Venkatesh, est récemment apparu sur Radio Noon Quebec with Shawn Apel pour discuter des niveaux croissants de colère, de violence et de polarisation dans le contexte des prochaines élections fédérales et de la pandémie en cours. 

Le 8 septembre, M. Venkatesh a parlé avec l’animatrice Leah Hendry sur la façon dont l’anxiété liée à la pandémie a conduit certain.e.s à prendre des mesures radicales pour se faire entendre de leurs représentant.e.s politiques et de leurs concitoyen.ne.s, en notant que d’entre eux sont prêts à mettre leur réputation en jeu pour défendre leur cause.

« Ils réclament de l’attention, ils veulent être entendus », a dit M. Venkatesh. « Il est peut-être temps de dire, ok, qu’est-ce que vous avez à dire, au-delà du fait que vous voulez proférer des gros mots et insulter la personne, qu’est-ce qui vous perturbe le plus ? », a-t-il ajouté.

Venkatesh a défendu l’importance d’un dialogue constructif et agonistique, dans lequel les parties opposées font un effort pour comprendre le raisonnement de l’autre, plutôt que de s’appuyer sur des insultes ad hominem.

Il a noté que, trop souvent, nous privilégions le consensus au détriment d’un débat sain, ce qui donne à beaucoup le sentiment d’être marginalisé.e.s et non pris en compte. 

Selon M. Venkatesh, nous devrions plutôt nous concentrer sur la construction de modèles et de plateformes plus propices au dialogue pluraliste et à la pédagogie sociale.

Venkatesh intervient à 30:24. Écoutez ici (EN). 

Le directeur Vivek Venkatesh participera à un panel du Conseil des femmes de Montréal sur le discours haineux

Le dirMCW event flyerecteur Vivek Venkatesh se joindra à la Dre Barbara Perry, directrice du Centre on Hate, Bias and Extremism de l’Université Ontario Tech, et à Amira Elghawaby, journaliste et activiste des droits de la personne, dans un panel sur le discours haineux organisé par le Conseil des femmes de Montréal. Intitulé “Hate speech: A violent attack on Canadian diversity”, les panélistes aborderont le discours haineux dans les contextes canadien et numérique, et partageront leur expertise pour contrer la haine qui mène à la violence. L’événement se déroulera en anglais.

Date et heure : Le 2 septembre 2021 – 17 h HNE

Où : En ligne via Zoom

Inscrivez-vous ici (EN)

En savoir plus sur l’événement (EN)

 

Bienvenue au Dr. Leslie Touré Kapo

Leslie Touré Kapo, Ph. D.Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau chercheur adjoint et conseiller communautaire , le Dr. Leslie Touré Kapo. L’objectif de son projet est de mobiliser des jeunes et des organismes des communautés noires et racialisées de Montréal pour le projet Landscape of Hope, ainsi que développer des ateliers pour le projet Pédagogies sociales innovantes (EDSC).

Leslie Touré Kapo s’intéresse au champs des études urbaines, de la jeunesse, de la théorie critique de la race et du genre et des sexualités. Leslie se spécialise sur les enjeux de la construction sociale de la race et son impact sur les trajectoires de vie des habitant.e.s des quartiers populaires et d’immigration. Son expertise en recherche et en enseignement s’appuie sur une riche expérience en intervention sociale et en éducation populaire au sein des espaces urbains marginalisés, en France et au Québec. Il est titulaire d’un Master en sociologie de l’Université de Perpignan via Domitia. Dans le cadre de son doctorat à l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS), il a réalisé une enquête ethnographique en explorant le processus de racialisation dans les expériences quotidiennes et ordinaires des jeunes Montréalais.e.s. Sa thèse repose sur une ethnographie auprès de 28 jeunes montréalais.e.s, menée entre l’automne 2015 et le printemps 2018. Elle s’attarde sur les dynamiques minimisées par les travaux scientifiques traitant des jeunes Montréalais.e.s racialisé.e.s à partir de leur expérience quotidienne : stigmatisation, islamophobie, racisme et violence ordinaire. Cette ethnographie a été récompensée par le prix de la meilleure thèse 2020-2021 du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS et le prix de la meilleure thèse dans les domaines des sciences humaines et sociales, des arts et des lettres de l’Association des doyennes et des doyens des études supérieures au Québec pour l’année 2021.

Texte fourni par Leslie Touré Kapo

Un nouveau rapport de la Chaire UNESCO-PREV examine le rôle des évaluations de programmes dans les efforts de prévention de l’extrémisme

page de titre du rapportUn nouveau rapport de la Chaire UNESCO-PREV, intitulé “Constraints and opportunities in evaluating programs for prevention of violent extremism: How practitioners see it,” est maintenant disponible au public. Co-écrit par David Morin, membre du CÉAP et co-titulaire de la chaire, Pierre-Alain Clément et Pablo Madriaza, le rapport analyse les expériences des professionnels et praticiens travaillant dans le domaine de la prévention de l’extrémisme violent (PEV) lorsqu’il s’agit d’évaluer leur travail. S’appuyant sur des entretiens réalisés par le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) et sur les résultats d’un groupe de discussion mené par l’homologue de la chaire à Ottawa, l’étude analyse les témoignages d’un total de 57 professionnels du monde entier.

Le rapport part du constat de l’absence de « fondements conceptuels et empiriques rigoureusement définis » pour la plupart des programmes de PEV. En conséquence, les auteurs observent que les parties prenantes disposent de peu de données factuelles et de guides sur lesquels s’appuyer pour concevoir, mettre en œuvre et financer des programmes visant à contrer l’extrémisme violent. Les évaluations de programmes sont un moyen important de résoudre ce problème. Comme le font remarquer les auteurs, « les évaluations peuvent permettre de mieux comprendre les mécanismes et les processus qui font que les programmes réussissent ou échouent ». 

En même temps, ils notent que les praticiens perçoivent souvent les évaluations de programmes comme une contrainte, étant donné que leur travail n’est pas exactement adapté aux « évaluations à calendrier serré qui utilisent des indicateurs de performance traditionnels ». 

Cette interaction entre les opportunités et les contraintes posées par les évaluations de programmes, et la question de savoir comment résoudre ces contraintes, constitue la base du rapport. Première étape d’un projet plus vaste sur l’évaluation des pratiques de prévention, le rapport constitue sans aucun doute une ressource essentielle pour les développements futurs dans ce domaine.

Lisez le rapport (EN).

United Nations Counter-Terrorism Week 2021: Une discussion sur la haine en ligne

 

United Nations counter-terrorism week

 

En tant que co-titulaire de l’UNESCO-PREV, le directeur du Projet Someone, Vivek Venkatesh, a récemment modéré un panel de discussion dans le cadre de United Nations Counter-Terrorism Week 2021 [ la semaine de lutte contre le terrorisme des Nations unies 2021]. Intitulé From online hate to offline violence: Addressing and countering hate speech and violent extremism through education in a digital world [De la haine en ligne à la violence hors ligne : Aborder et contrer les discours de haine et l’extrémisme violent par l’éducation dans un monde numérique], l’événement a réuni des acteurs de haut niveau du gouvernement et de la société civile pour explorer le rôle de l’alphabétisation numérique dans la lutte contre la propagation des discours de haine en ligne. La discussion a été co-organisée par UNESCO, OSAPG (Bureau de la Prévention du Génocide et de Responsabilité de Protéger), OSRSG-VAC (Représentante spéciale chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants), et UNOCT (Bureau de lutte contre le terrorisme), en partenariat avec le Royaume hachémite de Jordanie et le Royaume de Norvège. Parmi les intervenants figuraient des fonctionnaires des Nations unies travaillant dans les domaines de l’éducation, de la lutte contre le terrorisme et de la prévention de la violence, le responsable de la politique antiterroriste de Facebook pour la région EMEA, le ministre de la justice de Norvège et le chargé d’affaires de Jordanie. En promouvant une approche polyvalente des questions de discours de haine et d’extrémisme violent, les intervenants ont exploré à la fois les efforts de prévention qui sont centrés sur le domaine de l’éducation et ceux qui s’étendent bien au-delà. 

Regardez un enregistrement de l’événement (EN).

Vivek Venkatesh commente la décision de Radio-Canada de désactiver les commentaires Facebook sur ‘Radio Noon with Shawn Apel’

 

Vivek and Shawn

Photo: CBC Radio One; Radio-Canada/Christian Côté (2014)

Le directeur du Project Someone, Vivek Venkatesh, a récemment participé à l’émission « Radio Noon Quebec with Shawn Apel » pour s’exprimer sur la décision de Radio-Canada de fermer les commentaires Facebook sur ses reportages. Tout en soulignant que le radiodiffuseur public a le devoir de protéger ses employé.e.s, Venkatesh a remarqué que la stratégie de fermer complètement les commentaires – tout en continuant à partager les nouvelles sur la plateforme – constitue une sorte de dérobade. Plutôt que de s’attaquer au problème des commentaires dangereux et haineux, explique Venkatesh, une telle stratégie ne fait que « gérer la perception publique du problème. » Selon Venkatesh, nous devrions plutôt avoir une discussion plus large sur la modération des plateformes et la différence entre un agonisme sain et un antagonisme qui divise.

Écoutez à 39:49 ce que Vivek avait à dire.

Prochain webinaire sur la prévention de l’extrémisme violent

Conference flyer

Crédit photo : Centre d’enseignement et d’apprentissage de l’Université de Sienne et Chaire UNESCO-PREV

Le Dr. Ryan Scrivens et le directeur du Project Someone, Vivek Venkatesh, participeront à une prochaine conférence organisée par la chaire UNESCO-PREV en partenariat avec le Centre d’enseignement et d’apprentissage de l’Université de Sienne, intitulée « Preventing Violent Extremism.” Scrivens présentera les recherches menées dans le cadre de « Points de vue d’anciens extrémistes », aux côtés de présentations de collègues italiens du Forward Project. Venkatesh sera le modérateur de la discussion.

Date : Mercredi 23 juin, de 9h à 11h (HAE)

Remplissez ce formulaire pour s’inscrire 

*Cet événement se déroulera en anglais.

La recherche de Project Someone présentée dans Canada’s National Observer

 

protest against anti-asian racism

Photo par Jason Leung via Unsplash

Dans Canada’s National Observer, Jesse Firempong a récemment posé la question suivante : que peut-on faire pour prévenir et combattre la haine, au-delà de sa criminalisation ? Pour répondre à cette question, Firempong a fait appel à Vivek Venkatesh, directeur du Project Someone, pour son expertise en matière de renforcement de la résilience des communautés face à la haine et à la radicalisation. Dans l’article, Vivek Venkatesh souligne l’importance d’espaces exclusifs pour les groupes ciblés afin qu’ils puissent guérir ensemble, et insiste sur le rôle de l’empathie lorsqu’il s’agit de désapprendre la haine. Partageant les leçons tirées d’initiatives du Projet Someone telles que « Points de vue d’anciens extrémistes », Venkatesh souligne l’importance d’une approche qui équilibre les efforts de prévention et les systèmes de soutien communautaire.

Lisez l’article (EN). 

Vivek Venkatesh participe à une table ronde sur la sécurité urbaine

Le directeur du Projet Someone, Vivek Venkatesh, se joindra à un groupe d’activistes et d’experts dans une table ronde sur la sécurité urbaine ce jeudi. La table ronde est le dernier épisode de la série de webinaires intitulée « Territoires en conversation : Sécurité urbaine », menée par Benoit Décary-Secours et Leslie Touré Kapo, en collaboration avec Paroles D’excluEs. La série vise à promouvoir des conversations critiques sur les différentes manières de représenter et parler de l’insécurité. Plus précisément, la série cherche à mettre en lumière la façon dont les jeunesses montréalaises de quartiers marginalisés sont racialisées et désignées comme boucs émissaires par les médias dans les discussions sur la sécurité urbaine. La table ronde de jeudi est intitulée « Trajectoires de lutte : résistances locales et émancipation. » 

Date : jeudi 17 juin, 2021 – 18h (en ligne via Zoom)

Voir la page de l’événement

Regarder les épisodes précédents de la série 

Nouvel article sur les “victimes indirectes” de la COVID-19 publié dans La Conversation, le Journal Métro

 

De gauche à droite: Dr.Cécile Rousseau, Dr. Vivek Venkatesh, Dr. Ghayda Hassan and Dr. David Morin.  

Le directeur du Project Someone, Vivek Venkatesh, a récemment rejoint les co-titulaires de la Chaire UNESCO-PREV, David Morin et Ghayda Hassan, ainsi que sa collègue Cécile Rousseau, pour partager avec le public les principaux enseignements de leurs recherches sur les impacts sociaux de la COVID-19 sur les communautés marginalisées. Dans un article pour La Conversation, les auteurs établissent des liens entre un climat politique polarisé par la violence raciale, l’instabilité économique et l’isolement social, et montrent comment ces facteurs touchent de manière disproportionnée les personnes déjà en marge. Récemment republié dans le Journal Métro, l’article s’appuie sur l’expertise interdisciplinaire des auteurs pour souligner le rôle essentiel de la politique sociale, de l’éducation et des médias, à côté des mesures de santé publique, dans la réponse à la pandémie. «Au-delà de l’impact de la COVID-19 sur la santé physique de la société», écrivent-ils, «la violence interpersonnelle et sociale qui en découle peut être dévastatrice et nécessite une attention immédiate. »

Lisez l’article ici.