Paysage de l’espoir

Paysage de l’espoir est une intervention inédite fondée sur des données probantes. Elle se fait l’écho des discours formulés par les jeunes à l’égard du renforcement de la résilience au racisme, à la discrimination, aux préjugés et à l’intimidation par Internet.

Initiative axée sur les arts numériques et menée par les jeunes, Paysage de l’espoir vise à les rendre autonomes en les dotant d’une culture numérique critique ainsi que d’outils informatiques qui leur permettent de créer des spectacles et des installations multimédias novateurs visant à décrire leurs expériences de la haine, de la discrimination et de l’intimidation par Internet. L’objectif de l’équipe de Paysage de l’espoir est de mettre en œuvre et d’évaluer une démarche multisectorielle viable, dirigée par les jeunes et adaptée à leur culture de manière à leur donner la possibilité de créer des récits multimédias qui traduisent fidèlement les expériences vécues par les jeunes en vue de lutter contre la discrimination.

Credit: Dezy Nair

Paysage de l’espoir découle des travaux menés par le collectif multimédia Paysage de la haine et s’inscrit dans le prolongement de ces travaux.

Dans cette vidéo de 9 minutes, les membres de Paysage de l’espoir et les personnes qui y participent expliquent le concept du projet et décrivent les expériences vécues dans le cadre de ce projet.

Créé par David Hall, le logo de Paysage de l’espoir emprunte au symbole universel servant à représenter un Wi-Fi. Les deux lignes tracées à la main et la tache d’encre représentant le point habituel symbolisent la création artistique ainsi que la volonté des initiateurs du projet de se servir de l’art et de la créativité artistique des jeunes pour lutter contre le harcèlement, l’intimidation et la haine par Internet. Le fil de fer barbelé symbolise la haine qui circule dans le cyberespace, alors que les deux lignes tracées à la main servent à protéger les utilisateurs contre l’intimidation par Internet. L’art nous protège et constitue un rempart contre l’intimidation par Internet.

La forme du logo prend graduellement de l’ampleur à mesure que le regard monte, ce qui non seulement est conforme au symbole original qui représente un signal Wi-Fi se propageant vers l’extérieur, mais symbolise également les répercussions de nos actes, de notre comportement et de nos commentaires en ligne. Ce qui peut sembler anodin au départ est susceptible de prendre d’énormes proportions.

En gros, ce logo peut être vu comme un symbole englobant la mobilité, la présence dans le cyberespace, la créativité et la protection.

Activités

Paysage de l’espoir : revisiter la collection du Musée des beaux-arts de Montréal (novembre 2019)

Des diplômés de l’Université Concordia en thérapie par l’art dramatique, en arts visuels et en études acoustiques ont invité le public à vivre une expérience de réinterprétation de la collection du musée dans le cadre d’ateliers de cartographie des sens, d’art du contre-transfert, de collecte de sons et de remixage qui ont eu lieu du mardi 19 au vendredi 22 novembre 2019.

Cette activité a comporté trois ateliers différents organisés sur trois jours consécutifs. Les participants ont été guidés durant le processus de collecte – par l’intermédiaire de l’application Plural développée par l’équipe du Project Someone – des impressions qu’ils ont ressenties devant les tableaux de la collection du musée, et de transformation des informations recueillies visant à créer des installations éphémères sur les thèmes de l’espoir, du désespoir et de la résilience. Le quatrième et dernier jour des ateliers, tous les participants ont pris part à des activités qui ont mêlé la réflexion et l’improvisation.

Owen Chapman, Julien Younes, Ehsan Akbari, Whitney Slipp, Olivia Morson, Vivek Venkatesh, Dezy Nair, Annabelle Brault, Sandra Chang-Kredl. Photo Credit: Kathryn Urbaniak

Réexplorer les sens
Premier atelier avec Ehsan Akbari (Éducation artistique, Université Concordia)
Les participants ont réexaminé la collection du Musée des beaux-arts de Montréal par des visites sensorielles, la cartographie des sens et la photographie mobile. Dans le cadre de ces activités, ils étaient invités à observer, à remarquer et à interpréter les espaces du musée et à apprendre à se connaître les uns les autres en échangeant des images, des cartes et des observations.

Donner corps à la résilience
Deuxième atelier avec Olivia Morson et Whitney Slipp (Thérapies par les arts, Université Concordia)
Cet atelier a permis d’explorer l’espoir, le désespoir et la résilience en lien avec la collection du musée. Les participants devaient observer la résilience que suscite la collection du Musée des beaux-arts de Montréal et de lui donner corps en créant leur propre forme d’« art du contre-transfert ». Ils ont créé des masques (réels et virtuels) pour essayer de mieux comprendre ce que ces thèmes signifient sur le plan collectif et individuel.

Réimaginer le musée des beaux-arts
Troisième atelier avec Julien Younes et Dezy Nair (Communication, Université Concordia)
Cet atelier interactif visait à recréer l’espace du Musée des beaux-arts par l’intermédiaire d’une réexploration en commun. Les participants ont été invités à regarder les expositions du musée d’une oreille attentive et à en recueillir les sons avec un téléphone cellulaire ou un magnétophone en vue de les manipuler après coup à l’aide de divers outils.

Paysage de l’espoir : Theology in the City (octobre 2019)

Le 31 octobre 2019, l’équipe de Paysage de l’espoir a organisé, dans le cadre du colloque Theology in the City (« la théologie et la ville ») qui s’est tenu à l’Université Concordia, un spectacle musical multimédia à l’église St Jax.

Organisé par le Département d’études théologiques, Theology in the City est un colloque gratuit d’une semaine sur les thèmes de la résilience, de l’espoir, de la méfiance et de la peur abordés sous un angle multidisciplinaire.

Durant les semaines qui ont précédé le spectacle, l’équipe de Paysage de l’espoir a invité les étudiants des départements d’éducation artistique et d’études théologiques de l’Université Concordia à créer, en collaboration avec des étudiants de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, du matériel multimédia en vue d’un spectacle spécial sur le thème de la théologie. Avec le concours des adjointes à la recherche Léah Snider (Éducation artistique, Concordia), Éva Roy (Éducation artistique, Concordia) et Dezaye Nair (Études des médias, Concordia), les professeurs Vivek Venkatesh (Concordia) et Martin Lalonde (UQAM) ont animé un atelier faisant appel aux arts numériques pour initier les étudiants aux questions théologiques et leur permettre de contribuer au projet Paysage de l’espoir en créant des documents numériques qui viendront s’ajouter au corpus de ceux qui portent sur la manière dont les sociétés postmodernes abordent les notions de haine et d’espoir.

Les collaborateurs du Département d’éducation artistique de Concordia sont Alex Noel, Amelia Eppel, Denise Olivares, Hanrui Hu, Lara El Tannir, Lu Liang, Natasha Doyon, Shabnam Loghman, Shannon Roy, Sophia Boyadjian et Yi Wen Cao.

Les collaborateurs de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM sont Sabrina Afshar, Nacim Ammar Khodja, Imelda Arellano Gamboa, Jeanne Bachand, Marie-Catherine Carrière-Pagé, Simon Charette, Audrey-Anne Grenier, Amélie Grooscors, Catherine Hardy, Maude Houle-Robitaille, Euchenith Lubin, Gabrielle Montreuil, Arielle Moses, Rosalie Pellerin, Christopher Prince, Amélie-Anne Robert et Charles-Vincent Roberge.

Les deux étudiants de l’UQAM à la maîtrise en arts visuels et médiatiques qui ont adapté le contenu et participé au spectacle sont Noémie Naud-Dubé et Julien Gagnon-Rouillard. Les deux étudiantes de Concordia qui se sont produites sur scène sont Éva Roy et Dezy Nair.

Paysage de l’espoir en Islande (juillet 2019)

Les cofondateurs de Paysage de l’espoir (Vivek Venkatesh et Owen Chapman) se sont produits avec Bardspec dans le cadre du festival Eistnaflug 2019 qui s’est déroulé, en juillet 2019, à Neskaupstaður, en Islande. Le spectacle organisé dans le cadre du festival Eistnaflug 2019 a été la première collaboration devant public du groupe Bardspec et de l’équipe de Paysage de l’espoir. Bardspec est un projet de musique d’ambiance créé par Ivar Bjørnson, compositeur et guitariste du groupe Enslaved.

Credit: Ásgeir Þrastarson

Le cinéaste canadien David Hall (Uneasy Sleeper), qui s’occupe des effets visuels scéniques de Bardspec et fait partie des concepteurs médiatiques de Paysage de l’espoir, a créé, pour l’occasion, un film provocateur qui incite à la réflexion.

Durant le festival Eistnaflug, les organisateurs de Grimposium, de concert avec l’équipe du Projet Someone, et le groupe Enslaved, ont vendu aux enchères des affiches signées par tous les membres du groupe. Les fonds recueillis ont été donnés pour financer des projets locaux visant à accroître la résilience de la collectivité à la discrimination.

Paysage de l’espoir à Montréal (février 2019)

L’équipe du projet Paysage de l’espoir, de concert avec les membres du Project Someone, de Grimposium et de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, a présenté, le 20 février 2019, son premier spectacle au Canada. Celui-ci a eu lieu à Espace 4, à l’Université Concordia (1400, boulevard De Maisonneuve Ouest).

 

Voici la vidéo intégrale du spectacle.

L’enregistrement du spectacle contient des échantillons de documents multimédias fournis par Anna Hains-Lucht, Anne-Sophie Robitaille, Despina Caravias, Dezaye Nair, Eleanor Hart, Élise Ross-Nadie, Émilie Depelteau, Fina Murphy-Glderman, Jihane Mossalim, Karen Tannous, Mario Perron, Miranda Bray, Nicola Morry, Nik Forrest, Shekky Tween, Taylor Lewis, Train Chakrabarti et Viola Chen.

Paysage de l’espoir à Tromsø (novembre 2018)

Le spectacle inaugural du projet Paysage de l’espoir mis sur pied par Vivek Venkatesh et Owen Chapman a eu lieu le 7 novembre 2018 à Tromsø en Norvège en compagnie des personnes d’Arctic Pride, de TVIBIT et du Nordnorsk Kunstmuseum qui ont collaboré au projet. Un atelier interactif sur les arts numériques s’adressant aux jeunes de 17 à 24 ans a été organisé le 5 novembre avant le spectacle.

Credit: Alessandro Belleli

L’enregistrement du spectacle contient des échantillons de documents multimédias fournis par Giulia Troisi DanieLa Toma, Eeke Brussee, Maïa Zayani, Valentin Caball, Yosief Yohannes, Benedikt Jahning, Louis Munk Klarup, Nejc Nadbath et Cheshtaa Chitkara.

Écoutez la performance ici:

Équipe

Vivek Venkatesh PhD

Vivek Venkatesh est Co-titulaire Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, et professeur en pratiques inclusives en arts visuels au département d’éducation artistique à la faculté des beaux-arts. Scientifique interdisciplinaire spécialiste de l’apprentissage appliqué, il étudie les facteurs psychologiques, culturels et cognitifs qui influent sur la conception, le développement et l’adoption inclusive des médias numériques en contextes pédagogiques et sociaux.

Owen Chapman PhD

Compositeur, DJ et chercheur, Owen Chapman est professeur agrégé en recherche et production sonores au Département de communication de l’Université Concordia. Ses travaux, qui portent sur la place qu’occupent les sons dans la vie quotidienne, l’amènent à concevoir des applications, à participer à des spectacles devant public et à composer de la musique électronique. Ses réalisations, qui prennent la forme de vidéoclips, d’ateliers multimédias, d’installations in situ, ainsi que de spectacles solos et collectifs, ont un rayonnement international.

Kathryn Urbaniak

Kathryn Urbaniak est gestionnaire de programme du Project Someone. Elle est une chercheuse accomplie qui possède une vaste expérience dans la conception de l’apprentissage. Elle est titulaire de diplômes universitaires dans les domaines de la technologie de l'éducation, de la technologie de l'information et du commerce.

Annabelle Brault

Musicienne, chercheuse et pédagogue, Annabelle Brault (M.A., MTA) est également une musicothérapeute accréditée qui axe sa pratique sur les ressources. Enseignante à temps plein en musicothérapie à l’Université Concordia, elle s’intéresse à l’utilisation de la technologie de la musique en tant que moyen d’expression créatrice pour stimuler le changement social.

Sandra Chang-Kredl, Ph. D.

Sandra Chang-Kredl est professeure agrégée au Département des sciences de l’éducation, à l’Université Concordia. Elle mène des recherches sur l’identité des éducateurs, l’étude des programmes, la culture populaire chez les enfants et les études culturelles.

Martin Lalonde PhD

Martin Lalonde est professeur régulier à l’unité d’éducation de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches s’intéressent à l’impact des technologies numériques mobiles sur l’enseignement et l’apprentissage, aux croisements des disciplines de l’éducation artistique et du travail social en contexte d’intervention auprès des populations à risque ainsi qu’aux pratiques amateurs en création visuelle et médiatique chez les jeunes.

Jason Wallin, Ph. D.

Jason Wallin est professeur en étude des médias et de la théorie du curriculum culturel jeunesse au Département de l’enseignement secondaire de l’Université de l’Alberta.

Jessie Beier

Doctorante à l’Université de l’Alberta, Jessie Beier se spécialise en éducation artistique et en études cinématographiques.

David Hall  

Possédant plus d’une vingtaine d’années d’expérience, David Hall est un producteur et un cinéaste accompli dont le documentaire Blekkmetal a été accueilli chaleureusement par la critique.