Paysage de la haine

Paysage de la haine est un projet d’improvisation multimédia qui invite le public à prendre part à des dialogues pluralistes sur la manière dont nous abordons les différentes formes que prend la haine dans notre société.

Dans cette vidéo, Vivek Venkatesh et Owen Chapman expliquent Paysage de la haine.

Les activités organisées dans le cadre de ce projet consistent généralement en un mélange de tables rondes, de débats, d’expositions d’art et de spectacles. Les spectacles se composent de musique électronique originale, d’échantillonnages audio, de fils de médias sociaux, d’ambiances sonores et de projection de vidéos. Les éléments textuels ou parlés proviennent d’Internet, d’entrevues réalisées dans le cadre de recherches, et de diverses autres sources publiques. Chaque spectacle est unique. Paysage de la haine a vu le jour dans le cadre du festival et de la série de conférences Grimposium et du projet SOMEONE. Il est financé à l’aide des subventions obtenues par l’équipe multidisciplinaire de chercheurs et de praticiens mise sur pied par Vivek Venkatesh.

Vivek Venkatesh et Owen Chapman sont les créateurs et les commissaires du projet Paysage de la haine. Vivek Venkatesh se charge des voix en direct et de la production électronique des bruits improvisés. À l’aide de l’application Plural, une application maison qu’ils ont conçue avec Kathryn Urbaniak, Vivek Venkatesh et Owen Chapman vont aussi glaner dans les médias sociaux et les enregistrements publics les voix et les bruits de la nature qu’ils incorporent dans leurs créations.

Vivek Venkatesh, Owen Chapman, Jason Wallin, Danji Buck-Moore (alias Anabasine), Leticia Trandafir (alias Softcoresoft) et Annabelle Brault composent la musique, jouent le rôle de DJ et improvisent l’ambiance sonore des spectacles de Paysage de la haine.

David Hall crée les logos, les éléments distinctifs et les représentations visuelles qui accompagnent la musique de Paysage de la haine. David Hall, Martin Lalonde et Jessie Beier improvisent à partir de contenus publics les éléments visuels utilisés durant les spectacles Paysage de la haine.

Credit: Marcus Skrede

Le logo de Paysage de la haine reprend le concept du mot-clic pour indiquer que les pensées et les mots doivent être « codés » adéquatement, mais aussi pour faire référence aux médias sociaux et au rôle que ceux-ci jouent dans la circulation du discours haineux.

Dans le logo, il y a aussi l’idée d’un H (pour Haine) renversé sur le côté et d’une double barre verticale symbolisant un pont, c’est-à-dire un élément qui transcende la haine, la côtoie et la traverse.

Enfin, les pointes biseautées rappellent la volonté de blesser que comporte le discours haineux, mais aussi que le droit à la liberté d’expression s’accompagne du dilemme moral d’avoir à accepter les propos que l’on peut juger ignobles.

Activités

Paysage de la haine et Pig Destroyer (juillet 2019)

L’équipe de Grimposium a collaboré avec ses partenaires de longue date du festival Heavy Montréal dans le but de faire revenir à Montréal le légendaire groupe grindcore, Pig Destroyer, pour un concert unique et intimiste qui s’est déroulé le 26 juillet 2019 au Théâtre Corona. En première partie du concert, un spectacle d’improvisation électronique a été organisé dans le cadre du projet Paysage de la haine.

Voici une vidéo du spectacle.

Vivek Venkatesh, Anabasine, Jason Wallin et Annabelle Brault ont pris part à l’activité Paysage de la haine. Les éléments visuels ont été créés par David Hall. La musique a été composée par Vivek Venkatesh, Owen Chapman et Anabasine.

Cette activité s’est accompagnée d’ateliers de création auxquels ont participé les membres du groupe Pig Destroyer et de l’équipe de Paysage de la haine, ainsi que d’une table ronde sur le profilage racial et social à laquelle ont pris part des militants, des jeunes et les leaders communautaires de Montréal. 

Voici une vidéo de l’atelier du 26 juillet.

Voici une vidéo de la table ronde du 26 juillet.

Participants :
– JR Hayes, parolier et chanteur du groupe Pig Destroyer
– Elsa F. Mondésir-Villefort, éducatrice et membre du Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO
– Will Prosper, documentariste, défenseur des droits civiques et ancien agent de la GRC
– Vivek Venkatesh, directeur du Project SOMEONE et cofondateur de Paysage de la haine

Modératrice
Annabelle Brault, musicothérapeute et collaboratrice de Paysage de la haine

Paysage de la haine de l’AoIR (octobre 2018)

Un spectacle Paysage de la haine a été organisé, le 12 octobre 2018, à l’O Patro Vys dans le cadre du colloque 2018 de l’Association of Internet Researchers (AoIR). David Hall, Martin Lalonde, Jessie Beier, Leticia Trandafir, Danji Buck-Moore, Owen Chapman, Jason Wallin et Vivek Venkatesh ont pris part à cette activité.

Paysage de la haine du CUISI (juin 2018)

Un spectacle Paysage de la haine a été organisé le 22 juin 2018 à la coop Katacombes de Montréal dans le cadre de l’institut interdisciplinaire estival de l’Université Concordia.

L’institut interdisciplinaire estival de l’Université Concordia (Concordia University Interdisciplinary Summer Institute, ou CUISI) a proposé aux étudiants avancés à la maîtrise et aux doctorants un cours interdisciplinaire intensif d’une semaine (3 crédits) sur des sujets d’une grande importance dans les sociétés actuelles.

Credit: Jessie Beier

Objectifs du cours :

  • Comprendre la nature protéiforme de la haine, du discours haineux et des dialogues pluralistes grâce à des discussions et à des débats avec des experts interdisciplinaires.
  • Étudier, à l’aide d’outils d’analyse faisant appel à diverses méthodes, les structures linguistiques du discours haineux véhiculé dans les forums de discussion par Internet.
  • Élaborer des lignes directrices (politiques, programmes scolaires, etc.) qui facilitent la conception de programmes (par Internet ou non) visant à favoriser l’intégration et le pluralisme.
  • Cocréer des récits de lutte contre les idéologies haineuses à l’aide de textes et de documents audiovisuels.
  • Engager une réflexion critique sur la manière de favoriser le pluralisme au sein des chambres d’écho.

Activités au programme du CUISI 2018 :

  • Conférences, débats et discussions avec des spécialistes de diverses disciplines : études religieuses, études des médias, arts, philosophie, droit, criminologie, sociologie, éducation, recherche et création, culture de la consommation, psychologie, analyse des données et autres
  • Ateliers avec des experts en méthodologie dans le domaine de l’analyse linguistique et du traitement de la langue naturelle
  • Expérimentation multimédia pour créer les documents visuels et les ambiances sonores utilisés lors du spectacle Paysage de la haine organisé en clôture du CUISI.

Credit: Jessie Beier

Credit: Jessie Beier

Paysage de la haine à Bergen en Norvège (mai 2018)

L’équipe de Paysage de la haine a été invitée à se produire en spectacle à Bergen, le 26 mai 2018, dans le cadre du Festspillene i Bergen. Les 24 et 25 mai, l’équipe de Paysage de la haine ainsi que des spécialistes de l’initiation aux médias et de l’éducation artistique ont animé des ateliers avec des membres de l’Université de Norvège occidentale en vue de créer le matériel multimédia, les œuvres d’art visuel et les ambiances sonores qui ont servi durant le spectacle du 26 mai.

La soirée a commencé par une discussion animée par Vivek Venkatesh, créateur de Paysage de la haine. Les intervenants étaient Josef Yohannes, bédéiste norvégio-dano-érythréen, Emma Holten, défenseure des droits de la personne et militante du Net danoise, et Artur Wilczynski, ambassadeur du Canada en Norvège. La vidéo de la discussion a été réalisée par les organisateurs du Festspillene i Bergen.

La vidéo du spectacle a également été réalisée par les organisateurs du Festspillene i Bergen.

Enfin, une exposition a été organisée. Celle-ci a mis en vedette des dessins de Josef Yohannes sur La Légende urbaine, premier superhéros africain, inventé par le bédéiste, ainsi que des dessins de Jason Wallin et de Jessie Beier créés pour le projet La haine, ça s’apprend.

#paysagedelahaine à Québec (septembre 2017)

Les organisateurs de Grimposium, l’équipe du projet SOMEONE et le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence ont présenté le spectacle #paysagedelahaine à Québec le 15 septembre 2017.

Organisée dans la salle Multi de Québec, cette activité a consisté en une soirée d’improvisation multimédia à laquelle ont participé des compositeurs, des musiciens, des poètes, des DJ, des cinéastes et des praticiens-chercheurs.

La soirée a commencé par une table ronde à laquelle ont participé David Morin, Webster, Maxime Fiset et Léa Clermont-Dion. Elle s’est poursuivie par un concert électro-multimédia de DJ Anabasine, de Softcoresoft, d’Owen Chapman, de David Hall et de Vivek Venkatesh. La soirée s’est terminée par une prestation de Webster.

#paysagedelahaine #landscapeofhate (mai 2017)

Université Concordia « Le professeur de Concordia Vivek Venkatesh veut tenir tête à la haine » par Jesse Coady, le 24 avril 2017

Les organisateurs de Grimposium ont présenté le spectacle #paysagedelahaine/#landscapeofhate le 9 mais 2017 à la coop Katacombes, en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).

Le public a été invité à fournir des textes et des documents audiovisuels dans le cadre du spectacle #paysagedelahaine/#landscapeofhate qui s’est tenu le 9 mai 2017 sur les thèmes suivants :

Pourquoi hait-on?
Qu’est-ce qu’on hait?
Je hais parce que…

La soirée a commencé par une présentation de Dominique Bérubé (CRSH) et de Justin Powlowski (Concordia). Elle s’est poursuivie par une table ronde à laquelle ont participé Cécile Rousseau, David Morin, Nicole Fournier-Sylvester et Vivek Venkatesh. Les personnes présentes ont ensuite pu assister à un concert de Phil Paullins (Filip Ivanovic et Paul Williams) et à une projection de vidéos musicales d’Anal Trump présentées par le cinéaste David Hall. La soirée s’est terminée par un spectacle Paysage de la haine avec Leticia Trandafir (Softcoresoft), Owen Chapman et Vivek Venkatesh.

Albums

La bande originale de Blekkmetal

Le premier album de Landscape of Hate est la bande originale de Blekkmetal, un documentaire canado-norvégien indépendant sur le festival de musique, de film, de tatouage et d’art unique tenu à Bergen, en Norvège, en novembre 2015.

Sorti le 13 septembre 2019 en collaboration avec Grimposium, Project SOMEONE et Dystopia Productions et coproduit par Vivek Venkatesh, Owen Chapman et Danji Buck-Moore, ce collectif expérimental de musique et de multimédia basé à Montréal, Canada, a enregistré la bande originale sur une période de quatre jours en juin dernier.

Pour plus d’informations sur Paysage de la haine, y compris des vidéos et des photos de spectacles précédents, rendez-vous sur leur site Web. Vous pouvez également écouter l’album sur BandcampSpotifyTidal ou Apple Music.

Équipe

Vivek Venkatesh PhD

Vivek Venkatesh est Co-titulaire Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, et professeur agrégé en pratiques inclusives en arts visuels au département d’éducation artistique à la faculté des beaux-arts. Scientifique interdisciplinaire spécialiste de l’apprentissage appliqué, il étudie les facteurs psychologiques, culturels et cognitifs qui influent sur la conception, le développement et l’adoption inclusive des médias numériques en contextes pédagogiques et sociaux.

Owen Chapman PhD

Compositeur, DJ et chercheur, Owen Chapman est professeur agrégé en recherche et production sonores au Département de communication de l’Université Concordia. Ses travaux, qui portent sur la place qu’occupent les sons dans la vie quotidienne, l’amènent à concevoir des applications, à participer à des spectacles devant public et à composer de la musique électronique. Ses réalisations, qui prennent la forme de vidéoclips, d’ateliers multimédias, d’installations in situ, ainsi que de spectacles solos et collectifs, ont un rayonnement international.

Jason Wallin, Ph. D.

Jason Wallin est professeur en étude des médias et de la théorie du curriculum culturel jeunesse au Département de l’enseignement secondaire de l’Université de l’Alberta.

Leticia Trandafir

La Montréalaise Leticia Trandafir, qui se produit sous le nom de scène de Softcoresoft, est DJ, productrice de musique, animatrice de radio et organisatrice d’activités culturelles. Son esthétique sonore fusionne les styles acid house, techno, rave et musique expérimentale. Elle est également directrice musicale à Never Apart, centre culturel sans but lucratif situé à Montréal.

Danji Buck-Moore

Danji Buck-Moore, alias anabasine, est un musicien, DJ, ingénieur et organisateur basé à Montréal. Il est l’un des membres fondateurs de l’espace artistique communautaire La Plante et du collectif de rave Lagom. En collaboration avec les artistes allemands Henning Fehr et Philip Rühr, il a produit Polyrhythm Technoir, une trilogie cinématique exploratoire au sujet des mondes technos (2016). Il poursuit actuellement une maitrise en communications à l’Université McGill où il étudie les relations entre les scènes de musique underground, les structures régulatrices des villes et la politique populaire.

Annabelle Brault

Musicienne, chercheuse et pédagogue, Annabelle Brault (M.A., MTA) est également une musicothérapeute accréditée qui axe sa pratique sur les ressources. Enseignante à temps plein en musicothérapie à l’Université Concordia, elle s’intéresse à l’utilisation de la technologie de la musique en tant que moyen d’expression créatrice pour stimuler le changement social.

Martin Lalonde PhD

Martin Lalonde est professeur régulier à l’unité d’éducation de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches s’intéressent à l’impact des technologies numériques mobiles sur l’enseignement et l’apprentissage, aux croisements des disciplines de l’éducation artistique et du travail social en contexte d’intervention auprès des populations à risque ainsi qu’aux pratiques amateurs en création visuelle et médiatique chez les jeunes.

Jessie Beier

Doctorante à l’Université de l’Alberta, Jessie Beier se spécialise en éducation artistique et en études cinématographiques.

David Hall  

Possédant plus d’une vingtaine d’années d’expérience, David Hall est un producteur et un cinéaste accompli dont le documentaire Blekkmetal a été accueilli chaleureusement par la critique.