Points de vue d’anciens extrémistes

Ce projet s’appuie sur les voix de ceux qui se sont engagés dans la haine, à savoir d’anciens extrémistes, partageant leurs expériences et leurs réflexions sur la manière de renforcer la résilience face à la radicalisation menant à l’extrémisme violent et à la haine. Des responsables de l’application de la loi et des militants communautaires ont également participé à ces discussions afin de développer des stratégies multipartites, fondées sur des faits, ainsi que du matériel d’apprentissage pour lutter contre l’extrémisme violent et la haine au Canada.

Vidéos

Voici 3 entretiens avec d’anciens extrémistes. Ils ont été enregistrés en collaboration avec le cours en ligne ouvert massif De la haine à l’espoir (pour plus d’informations, cliquer ici). Brad Galloway, Maxime Fiset et Mubin Shaikh parlent de leurs expériences.

Équipe

Ryan Scrivens PhD

Ryan Scrivens est professeur adjoint à la School of Criminal Justice de la Michigan State University. Ryan a travaillé avec Project Someone en tant que titulaire de la bourse de recherche postdoctorale Horizon à l'Université Concordia entre 2017 et 2019.

Vivek Venkatesh PhD

Vivek Venkatesh est Co-titulaire Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, et professeur en pratiques inclusives en arts visuels au département d’éducation artistique à la faculté des beaux-arts. Scientifique interdisciplinaire spécialiste de l’apprentissage appliqué, il étudie les facteurs psychologiques, culturels et cognitifs qui influent sur la conception, le développement et l’adoption inclusive des médias numériques en contextes pédagogiques et sociaux.

Maxime Bérubé PhD

Maxime Bérubé est professeur en Science forensique au Département de Chimie, biochimie et physique de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il détient un doctorat en criminologie de l’Université de Montréal et il est chercheur régulier au Laboratoire de recherche en criminalistique (LRC) ainsi que chercheur postdoctoral du CRSH avec Projet SOMEONE en 2019-2020. Ses intérêts de recherche portent principalement sur le traitement de données numériques, l’enquête et le renseignement, la sécurité nationale et l’extrémisme violent.

Tiana Gaudette

Tiana Gaudette est associée de recherche à l’International CyberCrime Research Centre [le Centre international de recherche sur le cybercrime] (ICCRC) de l’Université Simon Fraser (SFU) et assistante de recherche dans un projet financé par Sécurité publique Canada qui explore le contexte canadien de l'extrémisme de droite. Ses champs d'intérêt en recherche comprennent l'utilisation d'Internet par les terroristes et les extrémistes, le cyberterrorisme et l'extrémisme de droite. Tiana a récemment obtenu une maîtrise en criminologie de l'Université Simon Fraser.

Articles

Combating Violent Extremism: Voices of Former Right-Wing Extremists

Studies in Conflict & Terrorism

Par Ryan Scrivens, Vivek Venkatesh, Maxime Bérubé, Tiana Gaudette

Combattre l’extrémisme violent : les voix d’anciens extrémistes de droite

Bien que les chercheurs, les praticiens et les décideurs politiques aient de plus en plus tendance à s’inspirer des idées d’anciens extrémistes pour lutter contre l’extrémisme violent, cet espace en évolution manque d’une étude approfondie sur la perception de ces derniers face à ces efforts. Afin de combler cette lacune, des entretiens ont été menés avec 10 anciens extrémistes de droite canadiens, à partir d’une série de questions fournies par 30 responsables de l’application de la loi au Canada et 10 militants communautaires. Dans l’ensemble, ceux-ci suggèrent que la lutte contre l’extrémisme violent nécessite une réponse multidimensionnelle en forme de soutien provenant des parents et des familles, des enseignants et des éducateurs, des responsables de l’application de la loi et d’autres anciens extrémistes crédibles.

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Converging Patterns in Pathways in and out of Violent Extremism: Insights from Former Canadian Right-Wing Extremists

Perspectives on Terrorism

par Maxime Bérubé, Ryan Scrivens, Vivek Venkatesh, et Tiana Gaudette

In recent years, research on pathways in and out of violent extremism has grown at a staggering rate. Yet much of what is known about these oftentimes “mysterious” processes does not necessarily shed light on the specific aspects of right-wing extremism, and especially not from a Canadian perspective. In an effort to bridge this gap, we use a life-course criminology approach to draw from the voices of former extremists to gain insights into their respective trajectories in and out of violent extremism. A total of 10 life course interviews were conducted with former Canadian members of violent right-wing extremist groups. Analyses of these data suggest that even if there is no single trajectory in and out of violent extremism, there are still converging patterns such as the attraction for common pull factors and a profound dedication to the right-wing cause. Our analyses also demonstrate that the emotional toll of leaving the movement is often characterized by exhaustion, isolation and regrets. 

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The Role of the Internet in Facilitating Violent Extremism: Insights from Former Right-Wing Extremists

Terrorism and Political Violence

by  Tiana Gaudette, Ryan Scrivens, and Vivek Venkatesh

While a growing body of evidence suggests that the Internet is a key facilitator of violent extremism, research in this area has rarely incorporated former extremists’ experiences with the Internet when they were involved in violent extremism. To address this gap, in-depth interviews were conducted with ten Canadian former right-wing extremists who were involved in violent racist skinhead groups, with interview questions provided by thirty Canadian law enforcement officials and ten community activists. Participants were asked about their use of the Internet and the connection between their on- and offline worlds during their involvement in the violent right-wing extremist movement. Overall, our study findings highlight the interplay between the Internet and violent extremism as well as the interactions between the on- and offline worlds of violent extremists. We conclude with a discussion of study limitations and avenues for future research.

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